dimanche 25 janvier 2015
mardi 20 janvier 2015
Un résistant Tzigane victime de violences policières
RAYMOND GURÊME,
MÉMOIRE VIVANTE DE L'EXTERMINATION TZIGANE
MÉMOIRE VIVANTE DE L'EXTERMINATION TZIGANE
Le 23 septembre
dernier, Raymond Gurême, 89 ans, est tabassé par la police sur son terrain, dans l'Essonne, sans aucune raison. Lors de cette opération coups de
poing du commissariat d'Arpajon, les policiers étaient armés de gomme cogne,
matraque télescopique 9mn, taser et bombe lacrymogène.
Né en 1925 dans une roulotte, Raymond Gurême est le dernier survivant de
la communauté des voyageurs internés au camp de LINAS-MONTHERY
durant la Seconde Guerre Mondiale.
Résistant, rescapé des camps
de la mort, il est décoré de la légion d'honneur et l'auteur de l'ouvrage Interdit aux nomades.
Il est toujours aussi
difficile en France pour un citoyen (et probablement plus encore pour
un voyageur), de faire valoir ses droits en cas d'abus de pouvoir des
forces de l'ordre.
Raymond Gurême est décidé à continuer le combat et à obtenir des poursuites judiciaires contre les
policiers incriminés.
Journée de la critique des médias
31 janvier 2015
Première journée de la critique des médias organisée par Acrimed
De 14h à 21h30, à La Java,
105 rue du Faubourg-du-Temple 75010 Paris
(Métro Goncourt ou Belleville)
Les assassinats récemment perpétrés à Paris sont des actes ignobles. L’attentat perpétré contre l’hebdomadaire Charlie Hebdo
est ignoble. Des journalistes assassinés et c’est la liberté de toute
la presse qui est visée et, à travers elle, toutes les libertés. La
liberté de l’information est en danger quand des fanatiques, des
dictatures ou des régimes autoritaires s’en prennent à elle. Mais elle
est n’est pas en bonne santé quand les médias sont livrés à des
actionnaires qui laissent se développer un journalisme précaire et à bas
coûts, quand les chefferies éditoriales, particulièrement dans les
grands médias audiovisuels, se satisfont d’un pluralisme anémié, quand
des gouvernements, en France même, placent les journalistes sur écoute,
abandonnent la presse écrite à son marasme, le secteur public de
l’audiovisuel à son sous-financement, les médias libres et alternatifs à
des formes de mendicité. Devenus des « Charlie », des responsables
politiques – ceux-là mêmes qui, habituellement, se désintéressent du
pluralisme quand ils n'en sont pas les seuls bénéficiaires –, plaident
pour l'impertinence et la diversité. Devenus des « Charlie », les
patrons des médias dominants se sont déclarés garants d’une liberté de
la presse qu’ils confisquent à leur profit. Nous ne sommes pas dupes :
La question des médias, c’est notre affaire !
1995 :
La plupart des grands médias accusent de corporatisme et d’archaïsme le
mouvement de grèves et de manifestations qui s’opposent au plan Juppé,
visant (déjà…) à démanteler la Sécurité sociale. Ce fut une raison
suffisante de fonder Acrimed.
2005 :
La quasi-totalité des éditocrates et « experts » font campagne pour le
« oui » au référendum pour un traité constitutionnel européen, décrétant
que le « non » (qui l’emportera) est irrationnel et xénophobe. Ce fut
l’une des raisons d’organiser, sur notre proposition, des États généraux
pour le pluralisme en 2006.
2015 :
La plupart des chiens de garde de l’ordre médiatique et social existant
continuent d’aboyer contre tout discours remettant en cause les
politiques néolibérales et le magistère que ces idéologues s’arrogent.
C’est l’une des raisons d’organiser une journée de critique des médias.
Mais ce n’est pas la seule.
1995-2015 :
Deux décennies ont vu se succéder des gouvernements qui, sur la
question des médias, ont laissé s’aggraver, quand ils ne les ont pas
aggravées eux-mêmes, l’anémie du pluralisme et la précarité du
journalisme, l’emprise du capital privé sur les médias et le recul du
secteur public (ou sa soumission croissante aux logiques d’audimat). Des
résistances se sont multipliées, des alternatives associatives ont vu
le jour : ce fut sans le soutien de ces gouvernements, quand ce ne fut
pas malgré eux ou contre eux. Au cours de ces deux décennies, des
gouvernements prétendument progressistes sont parvenus à deux reprises
au pouvoir : quand ils n’ont pas favorisé ce qu’ils prétendaient
combattre, ils n’ont produit jusqu’à présent que quelques rustines !
La
situation de la grande presse écrite est dramatique. Dans la plupart
des médias, qu’il s’agisse d’indépendance à l’égard des pouvoirs ou de
pluralisme politique, la crise n’a en rien changé la donne : c’est aux
mêmes prétendus experts économiques et aux mêmes journalistes dominants
que l’on continue de demander des « diagnostics » et des « solutions »,
malgré leur faillite avérée. Difficile d’ailleurs de voir comment les
choses pourraient changer puisque rien ne contraint au changement ceux
qui tiennent les rênes des « grands » médias au nom de grands
propriétaires ayant fait fortune dans le BTP (Bouygues), l’armement
(Dassault, Lagardère), le luxe (Arnault) ou les télécommunications
(Niel).
En
outre, le gouvernement actuel ne fait même plus semblant de se
préoccuper vraiment de la question des médias. Il est vrai que le
candidat François Hollande avait peu promis. Mais il n’a à ce jour
presque rien tenu. Une réformette du CSA tient lieu de transformation de
la régulation démocratique des médias. L’appropriation des médias par
des groupes qui dépendent des marchés publics est restée inchangée. La
refonte des aides à la presse, timidement envisagée, a été reportée sine die.
La loi sur le secret des sources, pourtant adoptée en commission, a
disparu. Des propositions de lois, notamment sur le statut juridique des
rédactions et sur le statut d’entreprise de presse sans but lucratif,
ont été déposées ou pourraient l’être : il n’existe aucune certitude
qu’elles soient effectivement discutées.
Les
lois Loppsi et Hadopi sont, pour l’essentiel, toujours en vigueur. La
financiarisation des entreprises médiatiques continue à faire des
ravages, la précarité d’une grande partie des journalistes (notamment
les jeunes) ne cesse de se développer, la distribution de la presse
imprimée est déstabilisée, les concentrations et les
instrumentalisations capitalistes des médias s’intensifient : sur tout
cela le gouvernement est de marbre. Mais, notamment pour obéir aux
injonctions de l’Europe libérale, le statut de l’AFP est menacé et
France Télévisions risque en 2017 d’être privée du soutien du budget
public, sans réelle compensation.
Dans tous les domaines, prolifèrent ainsi des informations aux yeux bandés :
sur les mouvements sociaux, sur les questions économiques, les
questions judiciaires et biens d’autres, la pluralité des opinions
éditoriales est confisquée par des commentateurs multicartes et une
minorité de prétendus experts qui sévissent dans tous les médias. Quant
aux questions internationales…
Dans tous les médias (ou presque), travaillent des journalistes sous contraintes
qui, quand ils ne sont pas des rouages n’aspirant qu’à servir,
subissent des logiques mercantiles, des hiérarchies incontrôlées,
l’extension de la précarité, des conditions de travail détériorées, des
rédactions sans statut juridique, une protection dérisoire du secret des
sources, etc.
Enfin, la plupart des grands médias sont des médias sous emprise : sous
l’emprise des effets conjugués de la révolution numérique et de la
contre-révolution néolibérale. Les espaces de liberté qu’ils concèdent
sont fragiles : il faut les renforcer. Des médias alternatifs se
multiplient, notamment sur Internet ; il faut les soutenir. Mais ces
médias alternatifs, livrés à eux-mêmes, ne peuvent constituer en
eux-mêmes une alternative aux médias qui touchent la majeure partie de
la population.
Transformer les médias : une urgence
démocratique, un combat politique !
Par
temps de crise, la question des médias ne figure sans doute pas parmi
les urgences économiques et sociales. Mais la crise n’aboutit pas
seulement à une détérioration des conditions d’existence de la plupart
d’entre nous : les politiques d’austérité qui, prétendant répondre à la
crise, contribuent en réalité à aggraver ses conséquences, sont
confortées par un intense travail sur l’opinion accompli en grande
partie par les médias dominants.
Transformer
les médias reste donc une urgence démocratique et un combat politique
décisif. C’est pourquoi nous avons décidé d’organiser, pour la première
fois (et sans doute pas la dernière…), une Journée de la critique des médias.
Parce
que nous ne prétendons pas mener solitairement ce combat et que
celui-ci doit mettre en mouvement associations, syndicats, médias
critiques et forces politiques qui, dans les limites de leurs terrains
d'intervention, partagent, ne serait-ce que partiellement, notre
diagnostic et nos propositions, nous voulons faire de cette journée un
moment de rencontre, de confrontation et de mobilisation.
Demandez le programme !
14h : Accueil en images, avec les « Epandages médiatiques » de Gilles Balbastre et de l’équipe de Nada… et ouverture de la journée
I. 14h30–16h30 : Table ronde suivie d’un débat
Des informations aux yeux bandés ? L’information c’est notre affaire !
Un échantillon national des informations et des débats à sens unique.
Avec les
représentant·e·s d’Attac (Aurélie Trouvé), de Bastamag (Agnès
Rousseaux), de Solidaires (Nathalie Bonnet de Sud Rail) et du Syndicat
de la magistrature (Laurence Blisson).
16h30–17h :
Sur l’information internationale : extraits d’« Opération Correa », avec Pierre Carles
II. 17h–19h : Table ronde suivie d’un débat
Des journalistes sous contraintes ? Le journalisme, c’est notre affaire !
Vous avez dit « Indépendance » et « qualité » ? Des maux et des remèdes
Avec les représentant·e·s d’Acrimed (Mathias Reymond), de la Ligue des droits de l’Homme (Dominique Guibert), du SNJ (Dominique Pradalié) et du SNJ-CGT (Emmanuel Vire).
19h–20h : Pause apéritive et gustative…
… et la chronique de Didier Porte
III. 20h–21h30 :
Des médias sous emprises ? Transformer les médias, c’est notre affaire !
Avec Serge Halimi et Henri Maler.
jeudi 15 janvier 2015
Décès d'Anne-Marie Boudaliez, résistante
Ouest- France Redon, mardi 13 janvier
Une figure de la Résistance s'en est allée à 94 ans
Nécrologie. Anne-Marie Boudaliez, figure de la Résistance bretonne, est décédée dimanche dernier. En son hommage, nous republions cette interview qu'elle nous avait accordée en 2004.
Celle-ci permet d'assurer :
Une figure de la Résistance s'en est allée à 94 ans
![]() |
| © Ouest France |
Nécrologie. Anne-Marie Boudaliez, figure de la Résistance bretonne, est décédée dimanche dernier. En son hommage, nous republions cette interview qu'elle nous avait accordée en 2004.
Anne-Marie Boudaliez est décédée, dimanche, à l'âge
de 94 ans. En décembre 1943, alors qu'elle n'a que 24 ans, elle aidera
le réseau Var à s'installer à Redon, alors qu'il est menacé à Rennes. Le
réseau Var était un réseau de résistance consacré aux relations entre
la France occupée et l'Angleterre et à l'échange d'informations et à
l'hébergement des résistants. En 2004, elle acceptait de revenir sur
cette partie de sa vie dans nos colonnes. En son hommage, nous
republions son témoignage.
Témoignage
« Dans les années 1940, j'étudiais l'anglais à Rennes. Nous étions un bon groupe d'amis, réunis par l'amour de la langue et des Anglais. J'étais particulièrement proche d'un garçon, Marcel, pupille de la nation, comme moi. En novembre 1943, le jeune homme a été réquisitionné par le STO pour le travail obligatoire, mais il a pris le maquis et s'est réfugié chez M. Jouan, un ami, à Bédée. Je n'ai plus eu de nouvelles pendant un certain temps. Puis, le 11 décembre 1943, je reçois un télégramme, signé Marcel, me demandant de le rejoindre à 22 h, en gare de Rennes. J'ai pris le train, consciente de l'importance du rendez-vous, même si je ne savais encore rien de ce qui m'attendait. Je suis donc arrivée à Rennes, dans le black-out total. Marcel m'attendait, il m'a emmenée dans un café et présentée à « Paul », officier anglais. Il s'agissait de Peter Deman, chef du réseau Var, alors implanté sur Rennes et Bédée.
Implanter le réseau sur Redon
Ils m'ont expliqué qu'ils avaient des craintes de se faire démasquer par les Allemands et qu'ils souhaitaient implanter le réseau ailleurs... Sur Redon. Ils m'ont simplement demandé un coup de main, quelques adresses de confiance pour y héberger des gens. J'ai bien sûr dit oui. Une réponse naturelle pour moi. Nous étions tous conscients du danger, de la menace qui planait jour et nuit au-dessus de nos têtes. J'adhérais totalement à leurs actions. C'était pour moi une façon de réaliser mes convictions. Je vivais intensément tout ce qui se passait. J'ai donc contacté ma meilleure amie, Marie-Thérèse Sillard, Redonnaise, qui a convaincu ses parents de recevoir des résistants, des prisonniers évadés des tenailles des Allemands, et de les cacher. Le réseau Var s'est installé sur Redon, petit à petit, dans le secret le plus total, y compris entre nous. C'est d'ailleurs ce qui faisait tenir le réseau. J'ai également hébergé une radio, Gilbert, et Paul.
Le 14 décembre, la première émission radio vers Londres a été émise du grenier de notre maison, située sur la butte Beaumont (un endroit très favorable aux émissions radio), dans la plus grande discrétion, y compris à l'égard de mes grands-parents avec lesquels nous vivions, ma mère et moi. Avec mon amie Marie-Thérèse, nous codions et décodions les messages. Le dernier a été émis le 13 février 1944. Théoriquement, le poste ne devait rester que quinze jours. Au printemps 1944, le réseau Var a peu à peu quitté le pays de Redon pour rejoindre Paris.
C'est pour moi une chance d'avoir connu cette époque. À la fin de la guerre, mes amis et moi avons ressenti un grand vide. Nous avions participé à quelque chose de vraiment grand, tous ensemble. »
Mercredi 14 janvier, la cérémonie aura lieu à 14 h, en l'abbaye Saint-Sauveur de Redon. Anne-Marie Boudaliez sera ensuite inhumée au cimetière de la Galerne.
Témoignage
« Dans les années 1940, j'étudiais l'anglais à Rennes. Nous étions un bon groupe d'amis, réunis par l'amour de la langue et des Anglais. J'étais particulièrement proche d'un garçon, Marcel, pupille de la nation, comme moi. En novembre 1943, le jeune homme a été réquisitionné par le STO pour le travail obligatoire, mais il a pris le maquis et s'est réfugié chez M. Jouan, un ami, à Bédée. Je n'ai plus eu de nouvelles pendant un certain temps. Puis, le 11 décembre 1943, je reçois un télégramme, signé Marcel, me demandant de le rejoindre à 22 h, en gare de Rennes. J'ai pris le train, consciente de l'importance du rendez-vous, même si je ne savais encore rien de ce qui m'attendait. Je suis donc arrivée à Rennes, dans le black-out total. Marcel m'attendait, il m'a emmenée dans un café et présentée à « Paul », officier anglais. Il s'agissait de Peter Deman, chef du réseau Var, alors implanté sur Rennes et Bédée.
Implanter le réseau sur Redon
Ils m'ont expliqué qu'ils avaient des craintes de se faire démasquer par les Allemands et qu'ils souhaitaient implanter le réseau ailleurs... Sur Redon. Ils m'ont simplement demandé un coup de main, quelques adresses de confiance pour y héberger des gens. J'ai bien sûr dit oui. Une réponse naturelle pour moi. Nous étions tous conscients du danger, de la menace qui planait jour et nuit au-dessus de nos têtes. J'adhérais totalement à leurs actions. C'était pour moi une façon de réaliser mes convictions. Je vivais intensément tout ce qui se passait. J'ai donc contacté ma meilleure amie, Marie-Thérèse Sillard, Redonnaise, qui a convaincu ses parents de recevoir des résistants, des prisonniers évadés des tenailles des Allemands, et de les cacher. Le réseau Var s'est installé sur Redon, petit à petit, dans le secret le plus total, y compris entre nous. C'est d'ailleurs ce qui faisait tenir le réseau. J'ai également hébergé une radio, Gilbert, et Paul.
Le 14 décembre, la première émission radio vers Londres a été émise du grenier de notre maison, située sur la butte Beaumont (un endroit très favorable aux émissions radio), dans la plus grande discrétion, y compris à l'égard de mes grands-parents avec lesquels nous vivions, ma mère et moi. Avec mon amie Marie-Thérèse, nous codions et décodions les messages. Le dernier a été émis le 13 février 1944. Théoriquement, le poste ne devait rester que quinze jours. Au printemps 1944, le réseau Var a peu à peu quitté le pays de Redon pour rejoindre Paris.
C'est pour moi une chance d'avoir connu cette époque. À la fin de la guerre, mes amis et moi avons ressenti un grand vide. Nous avions participé à quelque chose de vraiment grand, tous ensemble. »
Mercredi 14 janvier, la cérémonie aura lieu à 14 h, en l'abbaye Saint-Sauveur de Redon. Anne-Marie Boudaliez sera ensuite inhumée au cimetière de la Galerne.
_____________________________
La LdH du pays de Redon a tenu à rendre
hommage par sa présence aux obsèques de cette résistante redonnaise.
Il nous semble important de rappeler que la Ligue des droits de l'Homme adhère à la CHARTE DU CONSEIL NATIONAL DE LA RÉSISTANCE, qui fonde nos droits depuis la Libération.
Il nous semble important de rappeler que la Ligue des droits de l'Homme adhère à la CHARTE DU CONSEIL NATIONAL DE LA RÉSISTANCE, qui fonde nos droits depuis la Libération.
Celle-ci permet d'assurer :
- l'Etablissement de la démocratie la
plus large en rendant la parole au peuple français par le suffrage universel
- La pleine liberté de pensée, de conscience et d'expression
- La liberté de la presse, son honneur,
et son indépendance à l'égard de l’État, des puissances d'argent et des
influences étrangères
- La liberté d'association, de réunion
de manifestation
- L'inviolabilité du domicile et le
secret de la correspondance
-Le respect de la personne humaine
-L'égalité absolue de tous les citoyens
devant la loi
- Instauration d'une véritable
démocratie économique et sociale
-La sécurité sociale
-Le pouvoir d'achat
-La retraite
-Le droit au travail et au repos
-Le syndicalisme indépendant
-La sécurité de l'emploi, la
réglementation des conditions d'embauche et de licenciement
Depuis quelques années on érode nos droits inscrits dans la Charte du Conseil de la Résistance.
Depuis quelques années on érode nos droits inscrits dans la Charte du Conseil de la Résistance.
Anne-Marie Boudaliez est morte ce dimanche historique où tant de personnes sont
descendues dans la rue pour défendre la liberté de la presse, la liberté
d'opinion, la liberté d'expression.
Aujourd'hui, sous couvert de sécurité, de nombreuses voix s’élèvent pour restreindre nos libertés.
La meilleure manière de résister c'est de ne rien lâcher sur la liberté.
La liberté ne se divise pas.
Aujourd'hui, sous couvert de sécurité, de nombreuses voix s’élèvent pour restreindre nos libertés.
La meilleure manière de résister c'est de ne rien lâcher sur la liberté.
La liberté ne se divise pas.
mardi 13 janvier 2015
Mobilisation autour d'une famille kurde
Ouest-France Redon, mercredi 14 janvier.
Solidarité à Redon. Mobilisation autour d’une famille kurde
Solidarité à Redon. Mobilisation autour d’une famille kurde
Redonnaise depuis plus de 3 ans, la famille Ozuek fait l'objet d'une obligation de quitter le territoirre malgré leur intégration et les dangers d'un potentiel retour.
Ce mardi, une centaine de personnes s'est rassemblée autour de la famille Ozurk devant la sous-préfecture de redon pour exprimer son soutien. Présents dans les rangs, la Ligue des Droits de l'Homme, Amnesy International Redon et plusieurs syndicats.
"La dernière demande de régularisation a été rejetée, explique Françoise Plissoneau, représentante Amnesy International Redon. Nous ne comprenons pas. Cette famille est particulièrement bien intégrée. Le père a même une promesse d'embauche dans un restaurant à Bruz. C'est incompréhensible."
Rassemblement citoyen
Hommage du 11 janvier 2015
Près de 8000 personnes à Redon!
Texte lu par Christie lycéenne de Redon, lors du rassemblement citoyen du 11 janvier
En plein Paris, 17 hommes et femmes ont été lâchement assassinés par
les balles des terroristes, certaines personnes luttent encore contre la
mort. Un agent d'entretien, des dessinateurs, des journalistes, des
policiers, des clients d'un supermarché sont morts debout pour des
principes que nous oublions parfois de défendre.
Nos pensées vont vers leurs familles, leurs amis, leurs proches.
L'émotion nous saisit et au-delà du chagrin, nous devons résister à la barbarie.
Ce sont toutes nos libertés qui sont en cause, particulièrement la
liberté de pensée, de conviction et la liberté de la presse qui sont
atteintes et c'est la République qui est blessée. Notre pays est un pays
de libertés, conquises de haute lutte par les générations qui nous ont
précédés, parfois au sacrifice de leur vie. Dans la seconde moitié du
XX° siècle, nous avons pu penser que ces libertés étaient définitivement
acquises … Et pourtant…
Aujourd'hui nous sommes à un point de bascule historique : nous devons faire un choix et devenir acteurs du vivre ensemble. Refuser les amalgames, l'islamophobie, le déchaînement de racisme. Chacun d'entre nous doit pouvoir prendre part aux débats et dire que les fanatiques sont d'abord des décervelés pousse-au-crime instrumentalisant une croyance fantasmée.
Aujourd'hui nous sommes à un point de bascule historique : nous devons faire un choix et devenir acteurs du vivre ensemble. Refuser les amalgames, l'islamophobie, le déchaînement de racisme. Chacun d'entre nous doit pouvoir prendre part aux débats et dire que les fanatiques sont d'abord des décervelés pousse-au-crime instrumentalisant une croyance fantasmée.
Nous ne laisserons pas couper les liens de solidarité ni détruire une communauté de destin basée d'abord sur la laïcité.
Certains parmi nous ont pu avoir des critiques à l'encontre de la ligne rédactionnelle et humoristiques de Charlie Hebdo, mais la liberté d'opinion et la liberté d'expression ne sont pas discutables.
Certains parmi nous ont pu avoir des critiques à l'encontre de la ligne rédactionnelle et humoristiques de Charlie Hebdo, mais la liberté d'opinion et la liberté d'expression ne sont pas discutables.
Par-delà nos différences, nous devons cultiver ce qui fait notre
richesse, c'est-à-dire notre diversité, notre soif de liberté, notre
fraternité.
Nous sommes aujourd'hui rassemblés pour rendre
hommage, pour se souvenir de leur courage, pour dire que l'humour et le
rire seront toujours plus forts.
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| © Ouest France |
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| © Ouest France |
mercredi 7 janvier 2015
Les canards voleront toujours plus haut que les fusils
Communiqué LDH : La République blessée
La Ligue des droits de l’Homme condamne avec la plus grande force l’assassinat de douze personnes dans les locaux de Char lie Hebdo.
Rien ne peut justifier une telle violence.
La LDH condamne avec la même fermeté la volonté d’intimider un organe de presse. C’est la liberté de la presse tout entière qui est ainsi atteinte. C’est la République qui est, elle-même, blessée.
La LDH exprime sa solidarité à la rédaction de Charlie Hebdo et aux blessés, et exprime ses condoléances aux familles des victimes.
Face à une telle barbarie, c’est en se retrouvant autour des principes de la démocratie et de l’Etat de droit que nous pourrons y faire échec.
Paris, le 7 janvier 2015
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